Mon interview d'Her pour la couv de Tsugi sortira le 8 mars

https://www.tsugi.fr/her-couverture-de-tsugi-110-kiosque-8-mars/


Un extrait en attendant :
Peu de groupes français ont réussi le pari : être prophètes en dehors de leur pays. À l’image des héros french touch, le duo rennais surdoué Her a électrisé l’étranger avec son électro-soul ambitieuse et charnelle. Après la disparition de son complice et moitié du duo, Simon Carpentier, Victor Solf continue l’aventure seul pour défendre un premier album aussi bouleversant que vivifiant.
Douze centimètres de neige. Un événement météorologique rare à Paris qui provoque l’émerveillement des locaux, des touristes et même de la presse étrangère qui titre “La capitale française n’a jamais été aussi belle”. Même si un certain chaos règne, le décor immaculé nous plonge au choix dans la féerie d’un conte de Noël, du Edward aux mains d’argent de Tim Burton ou des sports d’hiver de l’enfance. L’écrin idéal pour aller retrouver Victor Solf, chanteur et clavier de Her, un duo qui a fait preuve d’une élégance aussi fascinante que l’épais manteau blanc dont s’est vêtue la ville lumière. En deux longs EP’s et un tube irrésistible, “Five Minutes”, Her s’est imposé comme l’un des groupes français les plus talentueux et flamboyants de sa génération. Le cadre intemporel du rendez-vous a également du sens. On rejoint ce dandy aux faux airs de Chet Baker dans un hôtel des beaux quartiers après un essayage de costumes chez son tailleur sur mesure (Maison Rives). On le sent très ému, sa voix veloutée s’embrumant parfois, tandis que le regard timide mais profond se baisse. Pourtant jamais Victor ne flanchera, esquissant même quelques sourires. La tâche n’est pourtant pas aisée. Le jeune homme de 27 ans doit défendre pour la première fois seul en interview ce qu’il a enfanté avec Simon Carpentier (chanteur et guitariste), ami d’enfance et alter ego dans Her, disparu prématurément d’un cancer en août dernier, à seulement 27 ans. Leur premier album de néo-soul luxuriante, moite et aventureuse, enregistré entre Dinard, Rennes et Paris, a beau être présenté comme un “testament du grand l’artiste que Simon était”, il exalte des pulsions de vie. “Je pense à Simon, explique Victor, au fait qu’il ne s’est jamais plaint, c’est ce qui me donne de la force. Il n’a annulé aucun concert. Il avait réalisé très tôt le sens de la vie, sa fragilité. Alors il profitait de chaque instant. Et puis, je lui avais fait la promesse de continuer. Quand on a formé Her, c’était quand notre ancien groupe ne marchait plus du tout. C’est souvent quand tu perds quelque chose que tu testes tes convictions. On avait 19 ans, plus d’intermittence ni de tourneur. On a réalisé que vivre de la musique était une vraie chance et on a décidé de ne rien faire d’autre et de ne jamais s’arrêter.”
La suite le 8 mars !

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