Articles actu / société écrits pour La List / Stylist en 2015 quand j'en étais rédac chef

Selon le site Pure Médias, l’intervention présidentielle télé traditionnelle du 14 juillet était cette année la pire d'Hollande en terme d’audiences, avec 6,6 millions de téléspectateurs sur TF1 et France 2, contre 9,3 en 2012, 6,7 en 2013 et 7,3 l’an dernier. Les Français se désintéressent-ils du petit écran ou de la politique ? Alors qu’Hollande parlait de la Grèce, du terrorisme, du nucléaire iranien et des élections présidentielles, ce n’est pas ce qui a retenu l’attention. Les réseaux sociaux n’ont vu qu’une seule chose : la nouvelle coupe de cheveux de Pujadas, entre celle d'un Playmobil, de Sagan et de Justin Bieber. Chacun y est allé de sa comparaison moqueuse (suivie du hashtag #ThisIsACoupe) sur Twitter, à coup de montages photos avec des chanteurs à mèches. La frange qui cache la forêt (l'essentiel) ?

PS : Si vous avez zappé l'actu, on vous apprend que la pollution coûte chaque année 101,3 milliards d’euros à la France. Il y a bien là de quoi s’arracher les cheveux. 


 Après dix-sept heures de négociations et de rebondissements, ayant pris fin à 4h46 du matin, le feuilleton grec semble avoir trouvé son dénouement à Bruxelles. Pendant ce temps, on suivait la discussion marathon, comme d'autres le tour de France; Chacun y allant de son avis sur le réseau Twitter et beaucoup utilisant le hashtag ThisIsACoup : "ceci est un coup d'Etat", lancé par un prof de maths espagnol et repris des centaines de milliers de fois à travers le monde. Une façon de prendre partie pour la Grèce contre la position jugée autoritariste de l'Allemagne, un "grexit" ayant en effet apparemment été évoqué par Merkel aboutissant à un renforcement des exigences de l'Eurogroupe au sujet des réformes à mener en Grèce. Le Prix Nobel d'économie américain Paul Krugman a souligné l'importance de ThisIsACoup dans le New York Times : « Ce hashtag est très juste, tout cela va au delà de sévérité revancharde, vers la destruction complète de la souveraineté nationale sans espoir de reprise ». Quand Twitter devient un vrai contre-pouvoir ou la révolte en 140 signes.

 Il ne s’agit pas de ceux du Zodiaque qui reviendraient sur votre petit écran, mais de ceux d’un temps jadis : les chevaliers de l’amour, qui refont surface. Ainsi le site gratuit de rencontres amoureuses Chivalrynotdead.com propose seulement aux hommes de faire le premier pas et d’engager un brin de causette. Les femmes, pauvres choses, ne peuvent qu’envoyer une icône de mouchoir pour signifier qu’elles sont « open ». Le design rétro du site et son principe (l’inverse d’Adopte Un Mec) soulèvent de nombreuses questions. Nous revoilà dans les années 50, voire au Moyen-âge, quand on pensait que les femmes n’avaient pas d’âme. Selon le site i100-The Independent, une version LGBT de la plateforme serait en prévision pour septembre. En attendant, on trouve presque le moderne Tinder romantique.
 Avec les vacances qui approchent, les deadlines deviennent de plus en plus pressantes. Mais on se dit que sans ces fameuses dates limites, on ne ferait jamais rien. On en connaît beaucoup qui attendent le tout dernier moment pour arriver à se motiver, tout emoustillés qu'ils sont par le sentiment d’urgence. Ce n’est pas franchement une bonne idée. D’après une interview du Washington Post avec le neuroscientifique John Kounios, les deadlines réduisent en fait notre créativité et nos idées. Car ces dernières ont besoin pour être à leur sommet qu’on soit heureux et apaisé. Stressé, on peine à se concentrer et à donner le meilleur. La solution de Kounios ? Arrêter d’attendre le dernier moment pour agir. Ou fixer une date approximative flexible. On va en parler au boss.

La salopette de ses 12 ans (dans laquelle elle espère re-rentrer pour faire comme Alexa Chung), le poster déchiré de Luke Perry, les peluches de l’enfance (à moitié décousues), les cadeaux d’ex (même le premier collier de nouilles fait pas Matthieu à la maternelle)… les choses inutiles s’entassent dans son appart pas du tout adapté (25 m°). Mais il y a pire : les boîtes d’appareils électroménagers, les pots vides gardés (quel beau design), les boutons de rechange (qu’elle ne recoudra jamais), etc. Ce syndrome a même un nom, plutôt joli alors qu’il s’agit d’une maladie : la syllogomanie ou l’art de chérir la moindre babiole comme un trésor (ce raton en porcelaine acheté en brocante, vraiment ?). Pour se s oigner, on lui offre le livre de la Japonaise radicale Marie Kondo (La magie du rangement) qui conseille de se saisir de chaque objet en se demandant : « est-ce qu’il me procure de la joie ? » Si c’est non, il dégage. Ça va faire mal.

COMMANDER le livre de Marie Kondo

Commentaires

Articles les plus consultés