(Archives) Interview de Pierre Niney - 2012


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Pierre Niney
Comme un frère

Exergue : « J'ai surtout de grands souvenirs de "Aix-en Provence-by night" »

Après LOL et J'aime regarder les filles (notamment), le jeune Pierre Niney (23 ans) crève l'écran dans la comédie transgénérationnelle Comme des frères d'Hugo Gélin, aux côtés de François-Xavier Demaison et Nicolas Duvauchelle. Sur les écrans le 21 novembre et ici et maintenant, en interview.

Qu'est-ce qui vous a plu dans ce rôle que vous tenez dans Comme des frères ?
Il s'agit d'un vrai rôle de "jeune" mais sans jamais tomber pour autant dans le cliché du genre. Maxime est un vrai personnage, qui fait rire, qui parle avec sincérité et qui touche aussi de par son histoire et sa réelle sensibilité. Il a 20 ans, il est spontané, curieux, drôle, car il aborde la vie avec un émerveillement et un premier degré a toute épreuve. Il a une énergie très communicative et propre à la jeunesse mais aussi une grande maturité, assez hors norme pour un mec de son âge. Cette sorte d'intelligence instinctive des choses est fondamentale dans le film car elle rend crédible son amitié improbable avec Eli, auteur de 30 ans et Boris, businessman de 40.

Des anecdotes de tournage ?
Anecdote de pré-tournage oui! On s'est retrouvé avec Nicolas et Francois-Xavier dans le sud de la France, chez FX, un mois avant de commencer le tournage, pour faire une sorte de "stage accéléré" de potes. Personne n'aurait imaginé que cela prendrait aussi bien, ni nous, ni le réalisateur, ni personne. J'ai rarement autant ri en 72 heures, et j'ai surtout de grands souvenirs de "Aix-en Provence-by night" qui nous ont définitivement soudés!

Vous sentez-vous à l'aise dans le registre de la comédie ?
J'adore ça. Je suis un grand fan de comédie depuis longtemps et de l'art subtil de faire rire. Cette mécanique me passionne. Je suis évidemment un admirateur éperdu de Louis de Funès et Benoît Poelvoorde, de Jim Carrey et Jonah Hill pour les Americains. Mais le roi actuel reste pour moi l'Anglais Ricky Gervais (de The Office), qui associe une réelle observation profonde du genre humain à un culot des plus rares. J'ai toujours de l'admiration pour les gens qui se donnent vraiment du mal pour faire rire les autres, et qui, paradoxalement ne prennent pas ça complètement à la légère. La série des OSS 117 avec Jean Dujardin témoigne de cette envie de créer quelque chose de nouveau avec aussi un réel souci esthétique et de style. J'adore donc ce registre mais je n'ai pas du tout envie de me limiter à cela. D'autant plus que ma génération arrive avec des idées de film de plus en plus hétérogènes je crois, qui mélangent les tons, en se souciant moins de la catégorie et du genre. Ce qui parfois fait du bien. Comme Des Frères a l'avantage de n'être pas qu'une comédie, le film a une vraie puissance comique mais c'est aussi un film élégant, réellement touchant et qui parle de sujet profonds et chers a Hugo, le réalisateur.

Vous êtes le plus jeune pensionnaire de la comédie française. Comment ça se passe ? Préférez -vous le théâtre ou le cinéma ? En quoi c'est différent de jouer pour l'un ou pour l'autre ?
Ça se passe très bien ! Je n'ai pas de préférence, je suis réellement content d'avoir fait mes premières armes aux théâtre, car cela m'a donné une réelle technique et des notions concrètes de ce qu'est ce métier. Le cinéma est un art beaucoup plus jeune et un outil absolument fascinant qui me passionne tout autant que les planches. Après six mois de tournée d'une pièce j'ai hâte de courir sur un plateau de cinéma, et vice et versa. Les deux sont réellement complémentaires pour moi et j'espère continuer a pouvoir à passer de l'un à l'autre comme un Ian McKellen qui passe de Gandalf à Beckett dans la même année. Je trouve ça super.

Vous avez commencé très tôt (11 ans), comment avez-vous été propulsé dans ce monde là ?
Je n'ai pas la sensation d'avoir été "propulsé". Les choses se sont enchaînées de façon relativement cohérente, étapes après étapes. Ce dont je suis très heureux aujourd'hui. J'ai commencé par une formation d'abord aux Cours Florent puis au Conservatoire National de Paris. En parallèle j'ai fait plus d'une dizaine de rôles secondaires dans des long métrages, et j'ai donc eu le temps de découvrir ce métier et d'être sûr de mon désir. La rencontre avec mon agent, qui m'a repéré alors que je jouais ma pièce de fin d'année au lycée, est cependant un événement important dans mon parcours qui a naturellement accéléré beaucoup de choses.

Quel est l’acteur avec lequel vous rêveriez de tourner, et le réalisateur (et pourquoi) ?
Di Caprio, pour le voir travailler de près et tenter de comprendre la bête.
James Gray, pour la beauté simple avec laquelle il filme et raconte les histoires.

Quel est le dernier film que vous avez aimé ?
TED.

Dans quel quartier habitez-vous à Paris?
Frontière 11éme / 12ème. A coté du marché d'Aligre. Je suis fan.

Quel est votre meilleur souvenir de soirée sur la capitale ?
Sur un toit, un pic-nique avec des potes.

Quels endroits aimez-vous à Paris ?
J'adore les jardins du palais royal, je m'y balade souvent pour apprendre mes textes comme c'est à deux pas de la Comédie Francaise. Je vais souvent au Breakfast In America, rue des Ecoles, le wrap est juste dingue.

Quelle musique écoutez-vous en ce moment ?
Mumford and Sons.

Une tenue pour sortir le soir ?
Chemise en jean, Chino, et basket Nike.

Son actu :
La sortie du Film Comme Des Frères le 21 novembre.

Vingt-ans d'écart avec Virginie Efira et Charles Berling, et qui sort le 6 mars

Au théâtre, dans la comédie "Un Chapeau de Paille D'Italie" depuis 31 octobre jusqu'au 7 janvier, puis dans "Phèdre", la tragédie de Racine. Le tout à la Comédie-Française dans la grande salle.



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