Les meilleures citations d'Asia Argento


"Il y a une petite chambre libre dans mon cœur, une chambre simple, toute petite, sans fenêtre. Mais elle est confortable et propre. Il y a même un petit radiateur. Le loyer est de 500 000 lires par mois, prix à débattre..."
-" C'est la première fois qu'on me fait l'amour.
- Tu es vierge? - ....
- Non, je suis une putain, et si je t'aime c'est pour toujours."
dans Scarlet Diva
" Je me sens tellement monstrueuse et si différente des autres personnes ! J'adorerais être conventionnelle,membre d'un groupe, mais je ne suis même pas un membre à part entière de ma famille. "
" Tu ne peux pas éviter les clichés car la vie en est un. Même tomber amoureux est un cliché. Nous vivons par les clichés, donc nos vies, en naissant ou en mourant, le sont."
"Je n'ai jamais vu la différence entre la vie et le cinéma, et il n'y a probablement aucune différence entre le personnage d'Anna et moi. Personne d'autre que moi n'aurait pu jouer cette histoire. Je l'ai vécue donc je sais comment la montrer. Je ne crois pas à ce mensonge des acteurs qui plongent à l'intérieur du personnage pour mieux le saisir. On a tout à l'intérieur de soi. Même quand je joue une salope ou une sainte, c'est toujours en moi. D'une certaine manière, je pense que tous les personnages du film sont moi. Mais je voulais sauver Anna. J'ai donc projeté mes côtés démoniaques, dégoûtants et sombres sur les autres personnages. "
" J'étais comme possédée en écrivant ce film. Je suis restée seule sans sortir pendant deux mois, très déprimée et malheureuse. Je le vivais comme une catharsis. Je le montre dans le film. Mais peut-être qu'on n'y voit pas cette colère et cette envie. Mon personnage ne l'a pas vraiment. Ma vie s'est limitée à ce film pendant deux ans. "

" Je ne suis pas un objet. Quand certains hommes, en particulier des gens puissants, voient une femme forte, ils ont besoin de la rabaisser, de la contrôler. Comme je ne suis pas facilement corruptible, je représente la conquête ultime pour certains. En Italie, il y a une perception très archaïque des femmes. On n'accepte pas qu'une femme de mon âge ne se contente pas d'être une actrice sexy et souriante. On me considère comme un démon, une femme sombre, un ange maléfique et toutes ces conneries. En fait, je suis très fragile, très petite fille dans mes souhaits. "
"J'ai choisi de parler de moi tout naturellement dans mon premier film. J'ai longtemps été inhibée, introvertie et repliée sur moi-même. Il fallait que je réalise un film autobiographique et narcissique pour pouvoir ensuite passer à autre chose."

"J'ai tourné le film en DV pour trois raisons : d'abord pour des questions financières, car cela revient évidemment moins cher; ensuite parce qu'une petite caméra DV convient au projet du film, elle permet de s'approcher de l'intimité des êtres que l'on filme. J'avais également envie de faire un film en réaction contre des films italiens actuels, à l'exception de ceux de mon père. Ce sont pour la plupart des films bourgeois à gros budget, destinés au marché international, comme ceux de Tornatore, tournés en 35 mm avec une profusion de travellings et d'effets ostentatoires, qui me dégoûtent."
"Je n'ai pas voulu parler de mon père dans le film. Pour la simple raison que mon père n'était pas à la maison quand j'étais petite. Je n'ai pas de souvenir d'enfance avec lui. Quand Dario est entré dans ma vie, c'est plus tard, lorsque j'ai joué dans ses films. Mon père représente ce qu'il y a de plus beau dans mon existence, et je n'avais pas envie de le mêler aux personnages de Scarlet Diva, qui montrent la face sombre ou détestable du monde du cinéma. Je voulais le préserver."

"Je considère que Scarlet Diva est davantage un film onirique, voire psychédélique, qu'un film fantastique. La comparaison avec les films de Dario était trop écrasante, et d'ailleurs tout le monde a remarqué les lumières rouges et bleus de certaines scènes qui rappellent celles de Suspiria et d'Inferno."
"C'est mon père qui m'a incité à réaliser Scarlet Diva. Alors que je travaillais sur un projet de film, adapté d'une nouvelle de Marcel Schwob, il est tombé sur le journal que j'écrivais et il y a perçu la matière d'un film, et d'un personnage de cinéma."

"Dario a produit le film, mais je lui demandé de ne pas être présent sur le tournage. Il est généralement très interventionniste sur les films qu'il produit, mais il a très bien compris et m'a laissé faire mon film en toute liberté. Notre seul désaccord concernait la fin. Je voulais une fin ouverte, alors que Dario voulait une fin plus explicative, plus américaine, qui me montrait tenant mon enfant dans les bras. Nous nous sommes disputés au point que j'ai consenti à tourner cette scène. Mais devant le résultat, il a fini par s'incliner et admettre que j'avais raison. C'est ma fin qui a été conservé dans le film. Mis à part ce gros désaccord, il n'aimait pas beaucoup non plus l'image de la vieille femme en train de se faire baiser par un chien."
"En ce qui concerne ma mère, elle a accepté de jouer dans mon film sans me poser de questions. J'ai la chance d'avoir des parents formidables qui ne m'ont jamais jugé et m'ont toujours fait confiance. Il est clair que dans ce film j'éprouve le besoin de tuer symboliquement ma mère, pour pouvoir devenir mère à mon tour."

" Au départ, j'ai joué parce que je croyais que c'était un bon moyen d'attirer l'attention de mes parents. Mais mon père ne m'a pas engagée avant mes 16 ans. Il lui a fallu beaucoup d'années avant même de me remarquer. Jouer était ma manière d'attirer l'amour des autres, que je n'ai pas eu pendant mon enfance. Mais j'ai récemment réalisé que ce n'était pas vraiment mon rêve et que j'avais d'autres ambitions: écrire et réaliser. Et je m'investis dans beaucoup de domaines. En Italie, on se demande parfois pour qui je me prends. Parce qu'en plus, je peins, je travaille avec un groupe rock, etc. Jouer est un boulot qui paie mon loyer. Il y a deux ans, j'ai arrêté pour écrire et concrétiser mes rêves... Mais le loyer ne suivait plus. J'ai réalisé mais ça ne m'a pas beaucoup rapporté. Nous n'avions pas beaucoup d'argent pour le film, tout le monde avait le même salaire, certains travaillaient même pour rien. C'était une manière très communiste de travailler, mais je ne suis pas vraiment communiste."

"Travailler avec Abel Ferrara n'est pas difficile, mais douloureux. Parfois douloureux parce qu'il est dur. Aussi dur que merveilleux. Il m'a donné ma meilleure expérience d'actrice à ce jour. Je le remercierai toujours pour ce qu'il m'a fait, ce qu'il m'a appris. J'ai pu faire mon film parce qu'il m'a littéralement libérée. J'ai suivi sa méthode, sa manière de tenir un plateau. Il n'a pas l'air concentré: il joue de la guitare pendant qu'on tourne ou il donne bruyamment des instructions au caméraman. Mais ce qui compte, c'est sa manière de parler à chacun des personnages. Il peut en parler toute la nuit jusqu'à 7 heures du matin. Il est comme un marionnettiste diabolique: vous croyez jouer en suivant votre instinct, mais en réalité, c'est lui qui contrôle votre cerveau et qui tire les ficelles à votre insu."

" L'histoire du producteur est vraiment arrivée, la fille masochiste est mon amie, mais ce film n'est pas un documentaire. Il est comme un exorcisme contre ce qui est diabolique, grotesque dans la vie. J'ai été amoureuse d'un chanteur imbécile. J'en avais besoin pour souffrir et sans doute pour créer. "
"Le sexe est une partie de notre vie comme manger, dormir. Peut-être que dans dix ans, les gens feront l'amour dans la rue, ou en tout cas les gens ne seront peut-être pas choqués si cela arrive... "
" L'écriture était douloureuse: j'étais tout le temps enfermée dans mon appartement. Mais j'y ai gagné beaucoup l'amour que je recherche tant. Je n'aime pas l'avoir autrement. Je n'ai pas de fiancé. J'ai peu d'amis. Je suis agoraphobe. Je sors rarement de mon appartement. J'ai un chien - mon meilleur ami- appelé Dziga, comme Dziga Vertov. Mon seul moyen d'avoir un contact avec le monde est de faire des films. Le cinéma n'est pas un métier pour moi: c'est une manière de vivre."
" Sometimes I think my father gave me life because he needed a lead actress for his films. "

" For me, the Internet is the best way of communicating. Since I am a little agoraphobic, I like being alone in my apartment - and still being surrounded by everybody. "

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