Chroniques nocturnes parues dans TROIS COULEURS 2009-2012

Délires d'initiés
Les nouveaux squats
En marge du clubbing établi avec pignon sur rue, on fait la fête en toute liberté en se rendant dans des lieux dont on entend parler par bouche à oreille, entre initiés. Flateurville, Gare aux gorilles, Le Jardin d'Alice ou les soirées du collectif Soukmachines, on a percé le secret de deux spots confidentiels où squatter.

Interdiction de fumer, de faire du bruit, de boire trop, le verdict est tombé comme un couperet sur la nuit. Depuis ces lois, certains noctambules se sont réfugiés loin du clubbing parisien ostentatoire des lieux tapissés de velours rouge presque tous formatés. Pour danser en toute liberté, ce sont les squats avec leur esprit d'illégalité et leurs bières chaudes à bas prix qu'il faut privilégier. De lieu miteux dans lequel on s'installe sans demander l'accord du titulaire quand on a du mal à acquérir un logement, c'est aussi l'endroit où l'on peut s'installer une seule nuit durant pour fuir les diktats d'un clubbing régulé. A ce titre, Flateurville, véritable petit village dans la ville imaginé par l'artiste plasticien, peintre et comédien Laurent Godard dans un squat de 600m2 (qu'il occupe légalement), fait figure d'havre de paix pour affranchis de la nuit. Monde à la fois réel et virtuel, son idée tirée d'un scénario qu'il écrit depuis 20 ans a donné lieu à des soirées qui ont souvent lieu le jeudi au 24 cours des petites écuries, une sorte d'atelier d'artiste jonché de peintures, vieille voiture, plantes, télés et autres objets insolites. Ici, on assiste au fond d'une ruelle à des expos, pièces de théâtre ou à des concerts de groupes sous-médiatisés. Autre lieu désaffecté et insolite, La Gare Aux Gorilles, menacée d'éviction et située au 1 rue Corentin Cariou dans une ancienne gare aux airs de club berlinois, reçoit des groupes alternatifs, expos et soirées d'activistes underground. Un habitué des lieux, Cyril, raconte : « C'est le genre de lieux à l'opposé des clubs parisiens, grand, sans physio à l'entrée, ni déco léchée, ni verres ultra chers. Ici les limiteurs de son et les lois anti-tabac n'existent pas. On peut s'y glisser une bouteille sous le manteau et profiter du concert, souvent bon, incognito. C'est surprenant et vivifiant, un peu comme lorsqu'on sort la première fois, ado, et qu'on ne dit rien aux parents. On retrouve les mêmes sensations, qui se sont un peu perdues dans la nuit aujourd'hui. » C'est bien connu pour vivre heureux, vivons cachés.
Pour se procurer la carte de membre (Id flateurville) : www.flateurville.com
www.myspace.com/lagareauxgorilles
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Platinage artistique
On Ice 
« Rock'n'roll et patinage, une formule que nous envie les américains !». C'est ainsi que le label parisien rock Born Bad définie ses soirées On Ice organisées depuis un an à la patinoire Pailleron, un complexe sportif des années 30 récemment réhabilité. Les premiers vendredis du mois, on pourra ainsi enchaîner les triples axels sur du Ennio Morricone. Ca change de nos douze ans.
« En allant à la piscine Pailleron située dans le 19eme à Paris, je réalise que j'ai oublié mon maillot de bain et me replie sans enthousiasme sur la patinoire adjacente. Je me suis tellement amusé que j'ai imaginé tout de suite ce que ça pourrait donner avec de la bonne musique (et non de la varietoche r'n b en boucle). »
C'est par cet heureux hasard qu'est née chez JB Wizzz, dj et patron du label rock parisien Born Bad Records fondé en 2006, l'idée des soirées On Ice. Ce mix improbable de « musique pointue et de patinage cossu » est devenu en deux saisons un rendez-vous aussi prisé que saugrenu où se croisent branchés, blousons noirs, familles et amoureux.
Mais si vous gardez un souvenir ému de patinage enfantin sur des tubes fm, il vous faudra tout oublier. « La musique qu'on y joue est très sélective, explique JB, à l'image des labels invités. Pas de kistcherie, pas de second degré ou les tubes ringards des 80's. Il y a aussi des lives. Les groupes et dj's jouent au milieu de la glace, et les gens virevoltent autour d'eux. »
Ainsi se sont relayés pour réchauffer les écoutilles des patineurs débutants, les labels indé exigeants Tigersushi, Record Makers, Dirty ou encore Kill hre DJ. « J'espère que les soirées On Ice pourront durer plusieurs saisons, car il y a plein de labels que j'aimerais inviter comme Versatile, Tricatel ou Ed Banger, et pourquoi pas d'ici 4 ou 5 ans s'imaginer une « Warp on Ice » avec Aphex Twin sur les patins, rêve éveillé JB. »
En attendant, un vendredi par mois, de 20h à minuit, des patineurs-clubbers enchaînent les saltos (ou les chutes) dans l'ambiance très « bal de promo » d'une immense patinoire située sous les Buttes Chaumont. « Ce n'est la patinoire de Bercy, mais l'unique intra-muros à Paris. Au même titre que le billard ou le bowling, la patinoire est une activité de banlieusards et de provinciaux. C'est donc assez drôle de voir tous ces parisiens s'initier tardivement aux joies du patinage. »
Rock'n'roll et amusantes, les On Ice réchauffent en tout cas un clubbing parisien qui se révèle cet hiver (en atteste la pétition Paris : quand la nuit meurt en silence dont le groupe facebook a recueilli en un mois 16000 membres) quelque peu en hibernation. La flamme d'espoir sous la glace.
Soirées On Ice, le premier vendredi de chaque mois jusqu'au 5 mars 2009, 10 euros (location patin inclus)
PATINOIRE PAILLERON, 32 rue Pailleron, 75019 Paris
www.pailleron19.com
www.myspace.com/bornbadrecords

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Guerriers du son
Les 20 ans de Ninja Tune

A l'ère du jetable et du virtuel, le label électro hip-hop anglais Ninja Tune a réussi le tour de force d'exister encore 20 ans après. Ce modèle d'indépendance économique et artistique méritait bien un anniversaire protéiforme aussi dantesque que le combat sonore mené jusque là.
Quand en 1991 les bon petits petits soldats du djing Matt Black et Jon Moore alias Coldcut, fondent le label indé électronique Ninja Tune pour lutter contre « la connerie des majors » (lance son boss actuel, Peter Quicke) en référence à la caste combattante du Japon du 14ème siècle, il ne le font pas au hasard. Si les Ninjas sont entraînés aux techniques arts-martiaux d'attaque les plus poussées, le label aura du faire preuve d'inventivité et d'ambition acérée pour défier les aléas de l'industrie du disque. C'est d'abord l'ouverture du son Ninja qui fait sa force. En 20 ans, on y a croisé l'électronique mais aussi le nu-jazz, l'ambient, l'abstract hip-hop et le breakbeat, mixés de façon percutante. Les plus fiers représentants de ces sonorités seront présents à Paris pour célébrer les 20 ans du label : Amon Tobin, Bonobo, Cinematic Orchestra, Coldcut, Daedelus, Dj Food, Dj Vadim, Fink, Kid Koala, Mr Scruff, Roots Manuva, Speech Debelle, Herbaliser, le tout à la Machine, à l’Elysée Montmartre et au Centre Pompidou. Une exposition aura aussi lieu à la Galerie Chappe (du 10 septembre au 2 octobre), pour retracer l’identité visuelle du label signée par le graphiste surdoué Openmind. Voilà qui illustre bien une des armes du label, auxquelles s'ajoutent, comme le rappelle Peter Quicke « les innovations musicales de Coldcut (parmi les premiers à utiliser dans années 90 le vjing, le sampling, les remixes, les cut&paste), les podcasts de la radio Solid Steel et les deals 50/50 avec nos artistes. Mais Ninja c'est aussi une philosophie. Nous nous sommes dit que si nous étions prudents et honnêtes avec nos finances, nous pouvions être plus expérimentaux dans notre musique. Nous ne croyons pas à la hype. Nous n'allons pas dépenser des sommes folles pour promouvoir un disque juste parce que quelques personnes te disent qu'il va s'en vendre des millions. On sort des disques qui vivent tous seuls comme de l'art et de l'entertainment et non des projets s'inscrivant dans un profil commercial ». Une bataille payante, qu'on fêtera en grande pompes à Paris, et dans le reste du monde.
Le 10 et 17 septembre à l'Élysée Montmartre, dès 22h, 22 €
Le 15 et 17 septembre au Centre Pompidou, dès 20h, 14 €
Le
1er octobre à La Machine du Moulin Rouge, dès 21h, 32 €

Coffret Ninja Tune XX (6 cds, 6 vinyles 45t, 1 livre, des posters) (Ninja Tune/Ping Pong)

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Arternative
WeLoveArt

Depuis quelques années, WeLoveArt réinvente le clubbing à base de lieux inédits (piscine, Cité des Sciences, Aquaboulevard) et de pointures électroniques. A l'occasion de leur prochaine soirée, la We Love Vagabundos, retour sur un parcours qui renoue avec une certaine utopie festive.

Quand débute l’aventure « We Love Art », en 2004, tout le monde se retrouve pour sortir dans les lieux balisés destinés uniquement à cela : Rex, Batofar, Pulp, pour résumer. Alexandre Jaillon, ancien rédac chef de Trax et sa compagne Marie Sabot à l'origine des « We Love Acid » avec la DJ Eva Peel, ont alors alors une idée qui fera des émules : délocaliser la fête en organisant une alternative aux clubs. Avec pour concept primitif de développer des « mini-raves » dans des lieux décalés, le collectif frappe fort dès ses débuts. Parmi les premières soirées, la « We Love Playhouse » se déroule dans un parc aquatique et la « We Love Aphex » au Palais de Tokyo (alors peu ouvert sur le clubbing). Pour chaque date, le duo invite de gros DJ's (Miss Kittin, Philippe Zdar, Tiefschwarz) ou labels là où on ne les attend pas pour transformer la fête en « événement ».

On se souvient de l'émotion parmi les clubbers en 2005 et 2006 à chaque nouvelle soirée We Love. Le lieu n'étant jamais dévoilé à l'avance, les organisateurs jouent sur le mystère et l’excitation qu'il y a dans la devinette et l'effet de surprise. On aura ainsi eu droit aux inhabituels Aquaboulevard, Cité de la Musique, Grande Arche de la Défense, Chalet de la Porte Jaune maus aussi Dock Eiffel et Dock Haussmann. Depuis WeLoveArt est devenue une « agence de création d’événements musicaux », travaillant aussi pour des marques et leur concept a fait des petits. Beaucoup d'organisateurs détournent aujourd'hui les lieux de leur fonction première et on a plus l'habitude d'aller danser au musée qu'au début des années 2000. Remercions donc ces amateurs de clubbing arty pour avoir réinstaurer un peu du frisson rave dans le tunnel de nos habitudes nocturnes.

We Love Vagabundos le 10 avril, lieu secret, avec Luciano, Moodyman et d'autres, dès 16h00, 30 euros

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A l'abordage du Concorde !

De juillet à septembre, le Bateau Concorde Atlantique tanguera au ryhtme chaloupé des apéros Terrassa et Respect « Ete d'amour ». Embarcation immédiate pour une prog électronique de qualité et une ambiance décomplexée d'un fraicheur renversante.

Loin du clubbing industriel (les boîtes aux faux airs de murs de Berlin avant la chute), et des clubs sélects où il faut montrer patte blanche (et VIP) si l'on veut en être, la Péniche Concorde Atlantique offre tout l'été une alternative chaleureuse à la morne plaine du clubbing estival parisien. Avec les soirées Respect le mercredi, et les Terrassa le dimanche, l'ancien céréalier de 500 tonnes prend alors des airs de bal populaire qui tranche avec les soirées estudiantines et autres séminaires amarrés au navire le reste de l'année.

« Ete d'amour », sous-titrent les soirées Respect, qui sévissaient depuis 1996 au Queen, avant de s'installer il y a 7 ans sur le bateau : le ton est donné! Comme le résume David Blot, co-fondateur des Respect, c'est l'esprit fédérateur du « summer of love » que ressuscite ces soirées là : « L'idée c'est l'ouverture. Il y a des kids et des quarantenaires, des pubards et des chômeurs, des fashionistas et des néophytes. » Et après avoir trinqué à 18h sur la terrasse, tous se retrouvent à 21h dans la cale pour communier ensemble sous la boule à facettes, comme lors d'une mythique soirée-carnaval Ed Banger, où il y a deux ans, tout le monde avait joué le jeu en venant déguisé.

Une vision hédoniste et conviviale de la nuit qu'on retrouve le dimanche avec les apéros Terrassa, à quai depuis 9 ans, et faisant toujours des vagues. « L’ambiance de Terrassa rappelle ce que l’on ressent lorsque l’on se rend un festival musical de musique électro, et le Concorde reflète cet esprit : lorsque l’on y pose un pied, le dépaysement est garanti, comme un subit départ en vacances », assure Marc-Antoine Surand, le RP de ces soirées à « la coule » qui tombent à pic en temps de baisse générale de moral des troupes sur les dancefloors de tout bord.
Mais ce qui fait la force des Respect comme des Terrassa, c'est que l'ambiance a beau y être provinciale, la musique n'est jamais celle d'un bal musette. Ainsi parmi les commandants de bord qui feront chavirer les cœurs des clubbers cet été, on trouve Pilooski, Busy P et Yuksek pour Respect, et Miss Kittin, Ellen Alien et Carl Craig du côté des Terrassa. À condition de ne pas avoir le mal de mer, voilà qui devrait rendre les oubliés des vacances d'été moins amers...

-Soirées Respect « Eté d'Amour », tous les mercredis jusqu'au 2 septembre, ouverture à 18h, gratuit avant 21h, 10 € ensuite

-Soirées Terrassa, tous les dimanches jusqu'au 20 septembre, brunch à 13h, entrée gratuite jusqu'à 21h, 10 € ensuite

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Nouvelles Vagues

Contrairement aux premiers rayons de soleil, le clubbing estival a tendance à divertir sans abrutir. Rendez-vous arty et pluridisciplinaires, Petit Bain et Projet 1051, tout deux sur le quai François Mauriac, devraient émoustiller les Parisiens amarrés à leurs habitudes. Prêt à vous jeter à l'Oh?

Si la Guinguette Pirate et le Batofar semblaient un peu se noyer dans la masse clubbing ces derniers temps, deux projets aventureux leur font sortir la tête de l'eau. La terrasse du Petit Bain, initiée par la Guinguette Pirate et l'excellent festival Sous la Plage et le Projet 1051 du Batofar offrent en effet des dérives originales aux noctambules curieux.
Création européenne (reliant Berlin et Paris) dont la forme définitive sera présentée en octobre, le Projet 1051 s'installera sur la terrasse du Batofar le 9 juillet pour offrir un aperçu du « work in progress » audio/vidéo que les vidéastes berlinois Transforma et le groupe hip hop parisien culte La Caution auront réalisés en résidence jusque là. Camille, chargée d'action culturelle du projet, rappelle que : « depuis 2008, le Batofar soutient la création contemporaine en invitant des artistes à collaborer. Ici il s'agit d'une rencontre artistique entre deux disciplines et cultures qui donnera lieu à la création d’une œuvre son et image autour des questions de la ville et de l’identité. Il s'agit aussi de confronter aux arts visuels un genre rarement convoqué, le hip hop, qui témoigne pourtant d’une qualité d’écriture, d’un message singulier et d’une histoire liée à la cité qui en font un courant musical au fort potentiel narratif. »
Tout aussi urbain, avec pourtant les pieds dans l'eau, Petit Bain (dont la barge flottante ne sera prête qu'en 2011) se présente comme une terrasse éphémère, « une île dans la ville », adjacente à la piscine Joséphine Baker. Comme l'explique Delphine, RP, elle se veut, « un vrai lieu de vie, et non un apéro, avec ateliers de danse animés par une envie d'improvisation et de mouvements ludiques et activités artistiques autour du végétal, avec une éducation aux plantes poussant en ville. Des concerts acoustiques gratuits, minimalistes et des dj Sets (invités par le collectif Soulist) accompagneront les repas. Nous proposons une culture populaire et inventive pour tout le monde. Nous n'avons pas un programme, mais un mode d'emploi. Nous sommes entre le restaurant et le jardin familial, la salle de concert et le « bar » de quartier... » Bref Petit Bain, mais grand Oh!
Projet 1051, le 9 juillet au Batofar, de 19h à minuit. Avec les dj’s de la Fine Equipe, entrée libre
Le Petit Bain, devant la piscine Joséphine Baker, Port de la Gare, à partir du 5 juin, du lundi au jeudi de 12h à 00h, les vendredi et samedi de 12h à 01h, entrée libre
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La première nuit électro au Grand Palais

Palais royal

Surprise de taille! Le « Grand Palais des Beaux-Arts » renoue avec la tradition avant-gardiste
qui le caractérise depuis l'Exposition universelle de 1900, en osant encore. Après les grandes
manifestations artistiques, place au clubbing d'envergure avec une première nuit électro au sur la
piste de danse géante la plus royale d'Europe. Prévisions...

Certes on se souvient ému d'une soirée fête foraine organisée pendant la Fiac, (la Lunafiac en
2007) par l'équipe du Baron, avec grande roue et attractions pour grands enfants fêtards, et plus
récemment de l'impressionnante Yves Saint Laurent donnée en son sein par Pierre Bergé. Mais la
nef du Grand Palais (classée monument historique), transformée en dancefloor abritant 5000
clubbers vibrant au rythme de musiques électroniques, voilà qui demeurait encore de l'ordre du
fantasme pour danseur cultivé amateur de décalages.
C'est ce pari audacieux, presque insensé, et nettement plus élégant que l'investigation du
stade de France par la bande à Guetta lors de ses soirées « Unighted », que relèveront le 25
septembre prochain, La lune Rousse (à l'origine des soirées Panik et des cinemix), Artevia (agence
d'ingénierie culturelle responsable d'une Nuit Blanche et d'une des éditions de La Force de l’Art) et
SFR (en sponsor).
Pour Charlotte Decroix, attachée de presse de La Lune Rousse, « l’idée de base est de faire
vivre une expérience musicale inédite dans un lieu extraordinaire, être en rupture avec ce qu’on
voit déjà et pouvoir enfin danser au Grand Palais pendant douze heures. Difficile de savoir à quoi
s’attendre...Peut-être une soirée hybride, entre grand messe et rave party... »
Le plateau est en tout cas un « rave » éveillé à la hauteur du décor précieux de ce monument
depuis toujours lié au progrès et à l'innovation....Avant minuit, Etienne de Crécy, une des dernières
figures encore vertes de la french touch, offrira un vrai live électronique animé par la présence d'un
cube éclairé de 9 mètres, tandis que le jeune parisien Mondkopf, issu de deuxième vague de
l'électronique à la française, offrira un set d'électro christique et torturée. Également de la party,
Birdy Nam Nam, passés maîtres dans l'art du platinage artistique devraient épater la galerie avec
leur nouveau live et ses lumières laser à mi chemin entre la pyramide de Daft Punk et les sabres de
George Lucas. Si on ajoute pour le reste de la nuit, les mixes éclectiques et exigeants de Felix Da
Housecat, Matias Aguayo et DJ Hell, voilà qui devrait rendre cette nuit aussi historique que son hôte.

Première Nuit Electro au Grand Palais

Le vendredi 25 septembre 2009, de 18h à 6h, 23 €



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