samedi 31 décembre 2011

samedi 24 décembre 2011

Just Kids

Touchée par la relation entre Robert et Patti racontée par cette dernière dans Just Kids, que je lis juste main





tenant.

lundi 19 décembre 2011

dimanche 18 décembre 2011

Article : Mon entretien croisé de Connan Mockasin et Charlotte Gainsbourg

est dans le nouveau numéro de Tsugi, actuellement en kiosque.
Charlotte Gainsbourg et Connan Mockasin
Love on the beat

texte : Violaine Schütz

Entre le génie bizarre pop néo-zélandais et la petite fiancée des Français, c'est comme une évidence. Partageant le même univers intimiste, aquatique et mélancolique, Charlotte Gainsbourg a demandé à Connan Mockasin d'écrire un titre pour son nouvel album, Stage Whisper et d'enregistrer avec lui un live pour Canal+. L'occasion de faire se rencontrer (en exclu) ces deux sensibilités touchantes.

Comment vous êtes vous rencontrés ?
Charlotte (se tournant vers Connan) : En début d'année, j'étais en train d'écouter ton album et j'ai eu un déclic. Il y a quelque chose de spécial, d'original, d'hypnotique dedans, dans cette musique et la voix, surprenante. Et puis j'ai lu que tu avais fait ce disque tout seul dans la maison de tes parents, j'ai beaucoup aimé ce détail. J'ai ensuite découvert ce à quoi tu ressemblais...Mais on m'a dit que tu n'aimais pas trop de montrer...c'est vrai ?
Connan : Je crois que oui (rires). Je suis plutôt timide. De mon côté, quand Emmanuel De Buretel (de Because, le boss de leur maison de disques communes, ndr) m'a dit que Charlotte voulait travailler avec moi, j'étais très excité. Ce qui est amusant c'est que j'avais écouté pendant les fêtes de noël IRM de Charlotte en boucle. Drôle de coïncidence.

Comment avez-vous travaillé ensemble sur le morceau « Out Of Touch » qui figure parmi les inédits de Stage Whisper ?
Connan : On a passé deux jours ensemble. Ça faisait pas beaucoup de temps, et c'est assez épineux de travailler avec quelqu'un que tu n'as jamais vu avant ; Surtout que c'était nouveau pour moi car je n'avais jamais écrit pour quelqu'un. Mais ça s'est révélé très facile.
Charlotte : Ca ne m'intéresse pas qu'on m'écrive des chansons dans son coin pour me les amener ensuite. C'est l'interaction en studio qui me plaît, le processus.

La chanson s'intitule « Out Of Touch », c'est l'image que tu te faisais de Charlotte, Connan, intouchable et lointaine ?
Connan : Peut-être. Ces paroles me sont venues comme ça, en la voyant évoluer en studio, elles collaient à la musique. Mais en fait elle n'a rien à voir avec ça. Elle est très gentille et avenante.
Charlotte : On se connaissait pas du tout, d'ailleurs on ne connaît pas du tout les goûts de chacun.
J'aime beaucoup le début d'une rencontre, quand tu ne sais pas encore qui est l'autre. J'apprécie le fait qu'on ne se connaisse pas (rires).
Connan : Je ne sais comment je dois le prendre (rires).

Connan est blond, petit et il te fait des chansons, il est pas un peu jaloux?
Charlotte : Je sais pas, j'ai pas encore osé lui en parler (rires).

Vous vous êtes trouvé des points communs, Connan et toi ?
Charlotte : Quand une collaboration ne fonctionne pas ça signifie qu'il n'y avait pas de connexions. Si on arrive à travailler ensemble, c'est donc qu'il y en a. Je ne suis pas sûre d'être très claire là...mais c'est exactement ça, pourtant.

Quand je suis entrée dans ton appartement (l'interview se déroule chez Charlotte), j'ai vu une peinture d'un enfant très coloré, c'est de toi Charlotte ? Parce que ça ressemble à certains dessins de Connan...
Charlotte : Oui c'est une peinture que j'ai faite de mon fils. Mais Connan, tu peins ? Je ne savais pas. Je veux voir. C'est toi qui a fait la pochette de ton disque ?
Connan : Oui. Il y en a d'autres dans le livret et j'ai peint la vidéo de « Forever Dolphin Love ». En fait je crois que je peins plus que je ne fais de la musique.

Vous avez tous les deux sortis un live (Connan, avec ton disque Please Turn Me Into The Snat) et Charlotte, Stage Whisper se présente comme un double CD avec un concert (en plus de 8 titres inédits enregistrés en studio), pourquoi ce choix ?
Charlotte : Je trouvais que c'était une bonne manière de clôturer la tournée, en laissant une trace, car c'était nouveau et assez fort pour moi de faire des concerts. C'était aussi un moyen d'avoir un pied dans le passé (parce que ça me semble vieux maintenant) et un autre dans le futur, avec les nouvelles chansons. Comme ça je peux dire que ce n'est pas un vrai nouvel album, et j'ai moins de pression, d'interviews programmées (rires). C'est moins stressant.
Connan : J'ai enregistré le disque lui-même comme un live. Quand j'ai décidé de le faire, je l'ai écrit dans l'ordre final des chansons, en une session, comme pour raconter une histoire, et rester dans la spontanéité.

Connan, la dernière fois que je t'ai interviewais, tu disais que tu voulais être acteur plus jeune, et que tu aimerais écrire des B.O's de films (voir des films tout courts) et Charlotte, tu es comédienne, vous ne pourriez pas vous borner à un seul art ?
Connan : C'est très ennuyeux d'être cantonné à une seule et même chose et usant je pense.
Charlotte : La seule façon de contourner cet ennui c'est de faire plusieurs choses à la fois, d'étreindre plusieurs univers. Je suis contente de pouvoir faire un film, puis d'aller en studio, d'être libre de changer. A un moment donné, comme j'ai commencé la musique tard, je pensais qu'il fallait que je me concentre que sur ça, mais c'est pas possible pour moi.

Charlotte, quand on voit tes choix de films (tu peux passer d'une comédie française à Lars Von Trier) et tes choix musicaux (tu as travaillé avec Air, Beck, Jarvis Cocker, Electric Guest, Noah & The Whale, The Villagers, il semblerait que tu aimes prendre des risques...
Charlotte : J'aime les changements, les découvertes, les surprises ou l'impression qu'elles sont possibles. J'ai essayé sur ce disque une chanson plus énergique, disco presque (comme « Paradisco » sur Stage Whisper), ou de chanter de manière plus agressive, et puis le lendemain je pouvais être complètement à l'opposé. Posée, timide et mélancolique, comme le jour où j'étais en studio avec Connan. Cet état se rapproche plus de moi et le naturel finit toujours par revenir au galop. Mais je sens constamment qu'il faut que je dois me battre contre moi-même.
Connan : Je connais ça. Je déteste faire des choses que je m'attendais à faire. Pendant des années j'ai pas toucher de guitare. Je me disais : « mais pourquoi ? ». Et puis un jour c'est revenu, naturellement, je ne sais pas comment.
Charlotte : Parce que c'était toi. Se bousculer c'est bien, en même temps revenir à soi est un tel confort.

Connan, pendant longtemps tu jouais dans un groupe de blues qui ne te convenait pas, Connan & The Mockasins, en Nouvelle-Zélande, et Charlotte, tu as attendu 20 ans avant de refaire un disque (après Charlotte For Ever), vous avez l'impression que ça a été difficile de trouver votre voie ?
Charlotte : Je suis très très lente. J'aime prendre mon temps. Et puis je réalise les choses tellement tard (rires).
Connan : Longtemps, j'étais coincé dans un groupe qui ne me plaisait pas, à faire des compromis, avec deux autres gars. J'avais envie de faire autre chose, je pensais déjà un projet solo, j'étais malheureux, mais j'ai mis du temps à me lancer. Je ne peux pas écouter les morceaux que j'ai fait il y a des années, je les trouve vraiment mauvais. Quand mon frère les écoute, je l'engueule. Je lui dis : « mais comment tu peux écouter cette merde ? ».

Connan, ta mère a joué un rôle important dans ta carrière, il me semble, Charlotte, tes parents chantaient, quel a été le rôle exact de vos parents dans votre carrière ?
Connan : J'ai enregistré l'album dans une petite maison en bois à côté de celles de mes parents, ma mère m'amenait du café, de la bouffe pendant que je répétais. C'est elle qui m'a dit qu'il fallait que je fasse ce disque. Elle savait qu'il fallait que j'ai de l'argent et un boulot, mais elle voyait que je n'étais bon à rien, que je ne faisais rien alors elle m'a dit il faut vraiment vraiment que tu enregistres. Quand j'ai aménagé à Londres il y a deux ans, j'avais pas d'argent, j'étais naïf et j'ai dormi dans un parc pendant 6 semaines avant de trouver un endroit où squatter. J'avais pas de sécu, pas de concerts, aucun contact dans les labels, et ma mère m'a redit : « faut vraiment sortir ce disque ». Elle est aide enseignante pour des enfants handicapés, n'a rien à voir avec la musique, mais elle m'a très jeune laissé faire ce que je voulais faire. Avec mes frères, elle nous aider à transformer les déchets des fermes qui entouraient notre maison pour fabriquer des objets qu'on exposait dans notre jardin. Quand je vois des amis hipsters qui ne savent toujours pas ce qu'ils veulent faire de leur vie, et à quel point c'est stressant, je suis heureux d'avoir eu une bonne mère.
Charlotte : Pour le chant, ma mère m'a rien dit. Mais à 12 ans, alors qu'elle tournait un film avec une fille de mon âge, elle a vu à quel point j'étais jalouse et elle a accepté que je me rende à un casting. Je n'ai jamais rien entendu de négatif de sa part, jamais un « fais attention » ou «n'y vas pas, il n'y a pas assez de boulot dans cette branche. » Elle me laissait faire. A 12 ans, j'étais en train de tourner seule au Canada, et mes parents n'y voyaient rien à redire. Avec mes enfants, je ne suis pas du tout comme ça, je suis très flippé. Si ils me disaient « je veux chanter», je serais vraiment paniquée. Mais mes parents naïfs, honnêtes et spontanés, pensant que rien de mal pouvait arriver, partageant tout avec tout le monde, prenant des photos de la famille, les montrant. Mon père adorait la presse ! C'était fait de façon très normale, désinvolte. Maintenant, on trouverait ça horrible de faire autant de photos de ses enfants. Les temps ont vraiment changé.

Charlotte Gainsbourg - Stage Whisper (Because)
Connan Mockasin – Please Turn Me Into The Snat (Phantasy/Because)

Encadré
Points communs
En cherchant des points communs entre les deux musiciens, on a trouvé deux faits marquants. Le premier concerne leur vie privée. Vers l’âge de 4 ans, Connan décida de changer de sexe. Pendant six mois,il vécut ainsi en tant que petite fille : son nom était Daisy et il ne portait que des vêtements de fille. De son côté, Charlotte a longtemps, avant d'être une fille réussie, joué les garçons manqués. Enfant, on la prenait toujours pour un garçon, avec ses cheveux courts, et sa silhouette androgyne. Pour ce qui est de la musique, Serge Gainsboug reste une influence commune. La basse ronde des morceaux de Connan évoque souvent l'album Gainsbour Percussions et « It's Choade My Dear », l'Histoire De Melody Nelson. Charlotte avoue aussi que son père marque aussi ses disques.

Mon top films 2011

 
1 - Melancholia de Lars Von Trier
2 - Shame de Steve Mc Queen
3 - Drive de
4 - Black Swan de Darren Aronofsky
5 - Mes meilleures amies de Paul Feig

samedi 17 décembre 2011

My best of songs 2011


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Le Scop - La fôret (pas dispo sur youtube)
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jeudi 15 décembre 2011

dimanche 11 décembre 2011

Moz sunday


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Mon top 2011 pour Tsugi

VIOLAINE SCHÜTZ



Connan Mockasin - Forever Dolphin Love
Wu Lyf - Go Tell Fire To the Mountain
Metronomy - The English Riviera
Housse de Racket - Alésia
The Rapture - In the grace of your love
Blood Orange - Coastal Grooves
Toro Y Moi - Underneath The Pine
The Horrors - Skying
Sydney Vallette - Plutôt mourir que crever
Twin Shadow - Forget


Pire album :


The Strokes - Angles

http://www.tsugi.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=6197&Itemid=9

mercredi 7 décembre 2011