(Archives) Olivia Ruiz Interview Clubbing - Publiée dans Trax en mars 2006

Texte : Violaine Schütz


Olivia Ruiz

Petite fille du soleil

Olivia Ruiz, 26 ans, petite souris originaire de Marseillette (un village de 600 habitants dans l’Aude), accent chantant et sourire espiègle, est peut être ce qui ce fait de mieux, aujourd’hui, en matière de fille du Sud.

Enfant d’un musicien de bal-tenancier de bar, elle a fait la manche, chanté dans une chorale, joué la comédie, avant de se frotter au diable en allant à la Star’ac. Demi-finaliste singulière, n’hésitant pas à affirmer son goût pour le rock alternatif en direct sur TF1, elle a du se battre à la sortie du château pour gagner ses galons d’artiste. A force de détermination (elle a convaincu les artistes qu’elle aimait comme Mathias Malzieu de Dionysos, d’écrire pour elle), la Méditerranéenne a réussi à sortir deux albums très personnels, de chanson réaliste mais extraordinaire. Aujourd’hui, elle écume les salles de concerts, mais se refairait bien une petite free partie, un de ses quatre, après un petit coup de rouge.

Ton premier souvenir de club ?

Avec mon parrain et sa nana dans une boite de Carcassonne (le Xenon), à 14 ans. En fait, j’avais plein d’oncles plus vieux que moi, qui mangeaient tous les samedis soirs chez ma mamie et je les voyais tous partir en boite après le repas. J’étais verte d’impatience d’y aller moi aussi. Un jour, ils ont eu pitié et m’ont amené.

Ton premier concert ?

A 4 ans, à l’hôtel de la Cité de Carcassone, Jonasz ou Lavilliers, je ne m’en souviens pas trop, mais mes parents si : Je leur ai cassé les pieds, en réclamant une glace pour pouvoir me casser de ce concert que je trouvais très mauvais ! C’est à ce moment là qu’ils se sont rendu compte que j’étais une vraie mélomane (rires).

Tes meilleurs soirées ?

Une rave avec Manu Le Malin à Montpellier, en 1997. Ils avaient décoré le chill-out avec une toile de parachute, c’était très beau ! J’ai été une grosse fêtarde jusqu’à 19 ans. Pendant mon adolescence, j’ai fait pas mal de free parties à Montpellier. J’allais écouter Manu le Malin, Aladin, toute la clique de Penguin’s Records. Maintenant, le weekend, je suis en concert, et je peux plus sortir. 100 dates m’attendent cette année, et à chaque fois, je ne me couche pas avant 3 heures du mat ! Cette interview me file la nostalgie de mes années free parties. C’est pas bon, ça ! (rires)

Tes pires souvenirs ?

Quand j’accompagnais les petites sœurs des copines pour les sortir, leur servant de caution du haut de mes 21 ans, et que les videurs ne demandaient la carte d’identité qu’à moi, et pas aux filles de 14 ans, car j’étais petite et maigre. La honte !

Une chanson pour faire la fête ?

« Louxor » de Katerine et « Marcia Baila » des Rita. Sinon, avec mes copines, quand nos amoureux s’en vont, on se retrouve à la maison, on met les Têtes Raides à fond, et on danse.

Le premier disque acheté ?

J’ai acheté des disques très tard, je les piquais à ma famille pour me faire ma propre discothèque : les chanteuses des années 30 à mes grands pères, les disques de Nougaro à mon père, les Tom Waits de mon oncle. Sinon, j’ai découvert Joy Division grâce à Alain, le petit ami de ma meilleure amie Lydie depuis 14 ans.

Tes DJ’s préférés ?

Pone, Zebra et Miss Kittin. Désolée, je suis assez ringarde ! (rires)

Les derniers cd’s achetés ?

Les Gainsbourg en promo : mon père les a en vinyle mais ne veut pas me les donner. Sinon, un vieux Amon Tobin, sur les conseils de mon petit frère, qui écoute surtout du hip-hop, et qui m’a fait découvrir AntiPop Consortium.

Ta boisson préférée ?

Le vin rouge. Mais attention, pas n’importe lequel, du Corbière ou du Minervois, du vin de chez moi ! (elle force l’accent, ndr)

Ton truc contre la gueule de bois ?

Le coca avec plein de glaçons ; Plus jeune, avec une copine, on se disait, les lendemains de cuite : « Il ne faut pas qu’on aille boire direct à la bouteille de Coca, parce que sinon, les parents vont nous griller. »

La Femme Chocolat (Polydor / Universal)

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