Chronique de Twin Shadow pour Tsugi


Forget (4AD/Beggars/Naïve)

Un type découvert (et produit) par un Grizzly Bear (Chris Taylor en l’occurrence) ne peut foncièrement pas être mauvais. Si l’on ajoute qu’il s’agit d’un fan de Kraftwerk, de la sublime version de “Song to the Siren” par This Mortal Coil, et qu’il est signé chez 4AD, on rétrécit encore les chances de se tromper. Et l’on aura raison d’y croire. Forget, premier disque du Dominicain moustachu exilé à Brooklyn Georges Lewis Jr., alias Twin Shadow, est une révélation. Enregistrée dans sa chambre new-yorkaise, la new wave de ce garçon biberonné à David Bowie, Joy Division et Morrissey mêle la pop synthétique des années 80 à la production lo-fi chillwave rêveuse du moment. Entre dandy ténébreux et nonchalant (la ballade émotionnelle “Slow”, le sombre et romantique “Castles in the Snow”) et petit prince disco (“At My Heels” qui recrée un Studio 54 de poche), Twin Shadow offre un compromis séduisant entre Memory Tapes et Echo & The Bunnymen. On est même prêt à parier sa plus belle gabardine que Forget n’est pas un disque que l’on aura oublié dans un mois. (Violaine Schütz)

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