mardi 15 février 2011

Chronique de The Go Team pour Tsugi

The Go! Team Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Rolling Blackouts (Memphis Industries/Pias)

Image Il n’y a qu’un pas entre le joyeux bordel de fanfare cacophonique et le bruit pénible que l’on passe à fond les ballons pour effrayer son pire voisin. Sur son troisième album, la sautillante troupe de Brighton The Go! Team, composée de six membres (dont deux ­batteurs), ne le franchit toujours pas, se tenant pile à la (juste) limite. On y retrouve tout ce qui en a fait un groupe attachant, ce télescopage entre hip-hop concassé, rythmes disco-funk vintage, samples de tout bord et guitares punk affolées, animé par la voix entêtante de leur meneuse, une riot girl qui serait cheerleader à mi-temps. Rolling Blackouts débute avec le bouillonnant “T.O.R.N.A.D.O.”, qui porte bien son nom et retentit comme une sonnette d’alarme : attention, The Go! Team est de retour et ça va dézinguer dans les chaumières de la pop mollassonne et du folk dépressif. Fonctionnant à l’énergie, les chansons (très courtes) s’enchaînent à toute vitesse, partant dans mille directions différentes et emportant dans leur course folle Bethany Cosentino (Best Coast) et Satomi Matsuzaki (Deerhoof). Passé quelques sections de cuivres un peu trop agitées, l’hédonisme de ce disque en Technicolor se révèle communicatif. On en ressort aussi frais qu’après une semaine de vacances chez de gentils fous. (Violaine Schütz)

Aucun commentaire: