Interview Foals - Papier publié en février 2008 dans Tsugi


Foals
Les influences de …

texte : Violaine Schütz

Les cinq anglais de Foals (poulains en français) ont sympathisés à l’université d’Oxford, où tous les étudiants ne jurent que par Godspeed You ! Black Emperor et l’art rock, autour d’un amour commun pour les soirées club et une certaine lassitude pour l’électro interchangeable
qui y passait. « On voulait créer un groupe dansant, mais intelligent, avec des constructions inspirées de la dance et de la musique africaine », explique Yannis chanteur beau gosse à mèche de 21 ans. Petit tour d’horizon des influences pas communes de ce quintette dance-punk tout aussi peu commun.
Steve Reich
« L’inventeur du minimalisme me fascine. Quand tu écoutes Steve Reich, tu peux entendre des formes, des structures, des motifs, sa musique, c’est comme de l’architecture. Il prend comme influences la musique classique, le jazz, la musique africaine, et les pervertit totalement pour construire un monument différent. Il a crée un nouveau langage musical, moderne et universel comme un autre compositeur de musique minimaliste qu’on aime aussi beaucoup, Terry Riley. Il a instauré une démocratie entre la mélodie et le rythme. C’est une idée incroyable ! »
Un peu tout, mais pas n’importe quoi
« On écoute Devo, Glenn Branca, Arthur Russell, ou Justin Timberlake. Mais notre plus grande maitresse, c’est notre intuition. On suit notre instinct, on n’essaie pas de copier un autre groupe, on veut plutôt que nos guitares sonnent comme un essaim d’insectes et que nos chansons aient la pureté du jeu du tennisman américain génial Andy Roddick. »
La techno et la house
« J’ai été viré de plein de petits boulots, car je n’étais pas poli, et je suis retourné à l’un des bars où je bossais pour insulter le mec qui m’avait remplacé. On a discuté, il était aussi intéressé par la techno, et on a commencé à sortir dans les soirées house d’Oxford. Il s’agit d’Edwin, qui joue des claviers dans Foals. A Oxford, tous ceux qui jouent de la guitare et fument du shit se connaissent, c’est un microcosme dont les membres écoutent tous la même chose. L’idée d’Edwin et moi, c’était de suivre nos influences électro pour faire de la musique dansante qui n’était pas stupide, et pas comme les autres. On est obsédés par une chanson en particulier, « Plumbicon » de Monolake, une de nos plus grosses inspirations. On est aussi ultra fan du label Kompakt, d’Alex Under, Ellen Allien, Sasha Funke, BPitch, de minimale, et d’électronica, ce qui change notre manière d’écrire des chansons « rock ». » C’est pas chez Tsugi qu’on s’en plaindra!

Antidotes (Transgressive/Warner)

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