dimanche 26 décembre 2010

Chronique de Tame Impala pour Tsugi

Tame Impala Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Innerspeaker (Modular/Discograph)

Image On se demandait justement l’autre jour ce que devenait Modular, qui pendant une bonne année au moins fut le meilleur label du monde. Nous voilà rassurés, la maison de disques ne s’est pas noyée dans les dettes, mais revient avec l’une de ses meilleures signatures, Tame Impala. Et c‘est ce qu’on appelle un come-back. Dès les premières notes (voire dès la pochette), on sait qu’on tient un grand disque. À la fois mélancolique et vivifiant, évident dans ses mélodies et complexe dans ses constructions tordues, Innerspeaker se révèle de plus en plus dense et essentiel au fil des écoutes. Évoquant les Beatles et le psychédélisme des années 60, il réussit pourtant le tour de force de ne pas être l’une de ces relectures pompeuses du passé. Empruntant aux Fab Four leur sens de la chanson poupée russe, et à Animal Collective leur art du contre-pied, les Australiens font du rock hédoniste et exigeant, qui ne laisse jamais l’ambition et la démonstration d’effets l’emporter sur la fraîcheur. Coiffant au poteau tous les albums de revival rock psyché du moment, Innerspeaker s’impose au final comme le disque que MGMT (avec qui les Australiens ont tourné aux États-Unis) aurait rêvé de faire. (Violaine Schütz)

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