Chronique - Mystery Jets pour Tsugi

Mystery Jets Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-07-2010
Serotonin (Rough Trade/Beggars/Naïve)

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La faute à leur patronyme ? Les Mystery Jets restent l’un des mystères les mieux gardés de la pop anglaise. Le troisième album de ce quatuor des plus inventifs les fera-t-il sortir de l’underground ? Produit par Chris Thomas (Pulp), il en a la trempe, tenant la dragée haute au premier Libertines, au plus barré de Blur et au meilleur d’ELO. Deux ans après l’impressionnant Twenty One, les Jets assoient leur réputation : cinq idées par seconde, un sens inouï de la mélodie et une tendance au lyrisme flamboyant. Impossible de rester de marbre à l’écoute des pop songs parfaites teintées de prog, psyché et glam rock, que sont “Alice Springs”, “Dreaming of another World” ou “Flash a hungry smile”. Les Mystery Jets font de la pop avec leurs tripes, irriguant chaque morceau d’un désir de vivre épatant (Serotonin n’est pas choisi au hasard). Les chœurs qui chavirent, les synthés qui virevoltent, les guitares rebondissantes comme au temps des Smiths filent une certaine tradition indie rock britannique tout en lui insufflant des sons atypiques et des échappées échevelées et passionnantes. Des morceaux de bravoure comme la complainte hallucinée et bizarroïde “Lorna Doone” prouvent aussi que le groupe n’a rien à envier aux audaces d’un MGMT, dont ils sont l’alter ego britannique. (Violaine Schütz)
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