jeudi 26 mars 2015

Mon papier sur le retour de Courtney Love dans le nouveau Sylist







http://www.stylist.fr/flipbook/f086/

mercredi 18 mars 2015

Playlist de printemps

mercredi 11 mars 2015

Bon plan week-end : Expo gratuite


Aller s’encanailler avec des voyous flamboyants




Dans les années 80, le photographe Gilles Elie Cohen a documenté la naissance des Vikings et des Panthers, deux bandes anti fachos et rock qui s’affrontaient pour conquérir le nord de Paris. Son exposition à la galerie Addict montre que la révolte et la rage vieillissent bien. 

Gilles Elie Cohen, vikings & panthers. Jusqu’au 28 mars 2015 à la Galerie Addict
14/16 rue de Thorigny 
75003 Paris

mercredi 4 mars 2015

Hier en voyant Luz montrer son sexe sur Canal+, j'ai repensé à cette interview pour Trax en 2005 pendant laquelle il m'avait bien fait rire...


LUZ
Luzing my Edge

Texte : Violaine Schütz

A la fois dessinateur (dans Charlie hebdo, Magic…) et DJ selector (au Pulp, Queen, Nouveau Casino) Luz semble avoir le profil parfait du clubber invétéré. Ajoutez à son CV des dessins de flyers pour le Rex (célèbre boîte parisienne) et la fabrication d’un fanzine Claudiquant sur le dancefloor, qui sort aujourd’hui en livre, vous admettrez alors que Renald Luzier était bien le client prédestiné pour un questionnaire musical. Vérification de l’hypothèse chez lui, où il nous reçoit avec chaleur, toutes moustaches et t-shirt Liquid Liquid dehors.

Vitalic
« My friend dario »
Extrait de l’album Ok Cowboy
Le jour où Vitalic a arrêté de joué du trubcka (instrument traditionnel ukrainien), a été un grand jour pour l’électro. Depuis, "La Rock 01" a fait le tour des dancefloors mondiaux et son album risque d’être l’un des évènements majeurs de 2005…
C’est la première fois que j’ai une interro en musique, mon Dieu, qu’est ce que c’est que ça ? C’est bizarre. Ça ressemble à du sous Daft Punk. Ça doit être un piège, un truc à la con! Cerrone ? A non, Vitalic ? Je ne me souvenais pas que c’était aussi cheap. J’ai déjà dansé sur ses maxis comme un fou tout seul à la maison.
@ Tu étais torse-poil sur Vitalic à la soirée Atraxion, au premier rang ? Tu es souvent dans cet état ? Comment fais-tu alors pour dessiner ?
L : (fou rire) J’ai un peu tendance à me perdre en club, quand tout est beau.
Il m’arrive souvent de finir torse-poil et carnets en l’air. A l'Atraxion, j’ai fait plein de dessins, mais ils sont incompréhensibles. On ne reconnaît absolument plus rien. C’est rigolo parce que quand on regarde mes croquis et que le trait est lisse, clair, bien vu, c’est que je n’ai ni bu, ni pris de drogue ou que le concert était très chiant. Si le lecteur ne comprend absolument rien au dessin, c’est que le concert était bien. (Il me montre les fameux dessins, The hacker est reconnaissable, Vitalic se résume à deux traits de crayon, les derniers croquis ressemblent à de l’art primitif, ndr)
@ Tu devrais faire un livre avec tous les dessins de fin de soirée.
L : Mais là ce serait un bouquin d’art contemporain.
@ David Carretta ressemble à Mesrine sur ce dessin.
L : On m’a déjà pris pour Carretta, à cause de la moustache et des cheveux longs.
@ Le titre de ton fanzine Claudiquant sur le dancefloor, c’est parce que tu t’es souvent blessé sur le dancefloor?
L : C’est exactement ça. (rires) Je me fais mal tout le temps et après je reviens avec des bleus. Pourtant j’évite les pogos. Je me casse la gueule tout seul. Quand je dessine, je me blesse parfois. Au concert des Stooges au Bol d’or, il y avait des bikers énormes qui me fonçaient dessus et moi j’étais là, avec ma petite gueule de poppeux, totalement écrabouillé. La première fois que je me suis fait très mal, c’était aux Transmusicales 2002, pendant un concert de Radio 4. Je dansais comme un fou, et en descendant les escaliers, et je me suis pété la cheville. Je me suis aussi pété le genou deux fois. Ce qui est pénible dans ces cas-là, c’est que je perds mon carnet et que des gens s’occupent de moi, du coup je rate le concert. Donc maintenant, je fais attention.

LCD Soundsystem
Daft Punk is playing at my house”
Extrait de l’album Lcd soundsystem
Ce nouveau single confirme tout le bien qu’on pense du gars Murphy et prouve que le disco-punk a encore de beaux jours devant lui !
L : (en transe) LCD!!! Je les ai découvert en même temps que j’ai découvert l’envie de danser comme un taré. Je suis un jeune clubber. Pendant des années, j’écoutais du punk, ou de la musique introvertie. Je regardais mes chaussures, m’habillais en marron et restais "entre mecs".
J’étais à bloc sur The Fall et là, j’entends chez un disquaire « Losing My Edge », avec la voix de canard à la Mark E Smith (le chanteur de The Fall, ndr), qui ne chante pas dans le ton, à la fois juste, et pas juste. Ça a été un révélateur : je me suis retrouvé petit à petit à sortir en club. Murphy raconte toujours qu’il a ce vieux passé punk, puis qu’il a pris un ecsta dans une soirée, et que là : « boum ». Moi c’est pareil. J’étais totalement passé à côté des débuts de la techno, de S-Express, et tout ça. Puis j’ai pris un ecsta, et j’ai arrêté d’écouter des trucs déprimants.

Daft Punk
« Robot rock »
Extrait de l’album Human After All
Il n’a fallu que six semaines aux rois de la French Touch pour enregistrer les titres de leur nouvel album, attendu comme le messie. Ça s’entend ?
L : Daft punk! Quelle merde! C’est ignoble. J’ai l’impression horrible qu’Europe est en train de jouer dans une pizzeria. Ah le retour du métal !
@ As-tu été sensible à la french touch, et à Daft Punk?
L : Non, je suis totalement passé à côté. Mais moi je suis toujours passé à côté des trucs. J’écoutais la musique des années 70 en 80. Heureusement avec le revival années 80, j’avais l’air moins con. (Il a l’air perturbé) Ce morceau n’a pas même pas la tendresse d’un film de cul. C’est odieux. Arrête ça !

Rubin Steiner
"Universe"
Extrait de l’album Drum Major!
Le trublion Tourangeau récemment blind-testé vient de sortir un troisième album jouissif qui défie les modes et les étiquettes. Thoré-La-Rochette serait-elle la prochaine Big Apple ?
L : Rubin Steiner !
@ Tu as participé au projet Oumoupo avec lui, puis tu as écrit sa bio ?
L : On s’est vu, et ça a accroché, au-delà du fait qu’on est tourangeau (Il y a des Tourangeaux aux Inrocks, et ce n’est pas pour ça qu’on n’est potes). J’ai toujours aimé le côté ludique de Rubin dans ces disques. Quand on s’est rencontré, il avait une bonne bouille, on avait des potes communs, on a bouffé de la chipolette à Thoré-la-Rochette. Et surtout on a découvert que j’ai été son prof de dessin. J’étais remplaçant d’un prof dans un foyer pour jeunes à la con pendant quatre mois. J’avais 16 ans et Rubin 14. Je donnais des gommes et des crayons à des nerds et des punks, en leur disant : démerdez-vous ! A l’époque Rubin avait une crête et préférait faire du skate, ce petit branleur. J’ai découvert l’histoire en rencontrant Rubin, qui m’a demandé si je n’avais pas été au foyer Courteline, si je n’avais pas un prénom à la con (Renald). Je ne lui ai jamais appris le dessin. La preuve : il s’est tourné vers la musique.

Hood
“The lost you”
Extrait de Outside Closer
Le chaînon manquant entre Sonic Youth et Autechre. Hood is good !
L : Hot chip ? C’est intriguant, cette rengaine, avec ce petit côté électro derrière.
Philippe Val ? (Il s’énerve.) Je connais, je passe pour un con là ?
@ Il y a un sample de quelqu’un que tu aimes bien dessus, Robert Wyatt.
L : Waaah ! Soft Machine me console beaucoup en ce moment. Avec l’histoire des Inrocks (Luz, dessinateur aux Inrocks depuis plus de huit ans, a décidé de quitter le navire suite à une tentative de censure la semaine dernière de la part de l'équipe dirigeante, ndr), je me suis mis à écouter des Wyatt, comme un bon copain qui te prend la main, et te dit, : "allez, viens, on va aller voir des nounours, tout va bien".
@ C’est Hood.
L : Là je suis nul. En fait, je me suis toujours dit qu'Hood c’était bien et que j’avais déjà écouté. Je me suis auto persuadé que je connaissais ce groupe mais je ne les ai jamais entendu. Si ces mecs font des samples de Robert Wyatt, je vais les acheter tout de suite.

The Bravery
“Unconditional
Extrait de The Bravery
Ce groupe DIY new-yorkais est la dernière sensation rock en date lancée par le NME et MTV. Vous en avez déjà marre ? Luz aussi !
L : Oui, oui, plus fort. J’ai un trou. Je le passe en soirée en plus. Bloc Party ? Kasabian ? Cure ?
@ The Bravery.
L : Ah oui ! C’est pompier, mais moi j’adore ça. Comme Kasabian. Ce sont des gros cons lookés comme des merdes. Puis tu écoutes, et en fait, c’est pas mal. (Il réfléchit en écoutant ce qui passe) The Bravery ! C’est épouvantable en fait. Je crois que je l’ai mis dans les espoirs de l’année 2005 dans Magic. Pauvres lecteurs, je vais faire un mea-culpa dans le prochain numéro. Il faudrait laisser la place aux critiques pour dire qu’ils se sont trompés.
@ Que penses-tu du « retour » du rock?
L : Pour moi, en fait le rock renferme beaucoup de choses. The Bravery est rock, tout comme Adriano Celentano est rock. (Il insiste pour me faire écouter un 45 t rock d’Adriano Celentano, mais ne le trouve pas. Ouf !) dans sa pile de disques, d’où dépassent quelques samplers Trax). Tu trouves du rock dans le hip-hop, dans la dance…Ça ne veut plus rien dire. Ce qui doit être bien c’est que les ados ne doivent plus s’engueuler à propos d’histoires de clans. Ça existe toujours les clans ?
@ Dans mon lycée, il y avait ceux qui étaient rock ou métal, pas très populaires, et ceux qui faisaient les kékés en écoutant du R&B. Et c’était la guerre entre eux…
L : Et après en fac, il y a ceux qui écoutent du rock indé, et ceux qui écoutent Bénabar. C’est horrible quand tu vas chez des gens, qui ont des platines et des disques, que tu as envie de passer un peu de son, et qu’ils n’ont que des Bénabar, des SanSévérino…
@ Quand tu mixes, quelle est ta playlist ? Quels sont les morceaux qui marchent à tous
les coups ?
L : Tiga enchaîné avec New Order, sur la compilation Channel 2 d’Output. (Il chante) Après tu fais semblant de toucher les boutons, et les gens croient que ce sont tes propres fondus. J’ai beaucoup fait ça avec le DJ-Kicks d’Erlend Oye. Grâce à lui, les gens levaient les bras.
@ Tu es en train de révéler tous tes secrets là...
L : On s’en fout, tout le monde sait que les DJ’s sont des escrocs. (rire démoniaque)
@ Les meilleurs endroits ou tu as été sélector ? Au Japon ?
L : J’ai joué dans un bar avec ma copine, une des Djettes des Girls’n’Roses, à Hong-kong. C’était le seul bar de toute la ville où ils passaient de l’électro, le reste des bars jouaient de la house pouet pouet. Je passais des morceaux rock, du martial un peu binaire, ma copine des trucs groovy. On n’a réussi à faire danser personne. La deuxième fois, on s’est fait virés parce qu’on n’a pas mis de house (rires). En même temps, ça fait bien sur le CV quand tu écris que tu as mixé au Japon.

Asian Dub Foundation
« Tank »
Extrait de l’album Tank
Le plus engagé des groupes anglais. ADF et Luz : même combat ?
L : Monte le son pour faire chier le voisin du dessus. Il est violoniste.
Les Chemical ? Cornershop ? C’est génial ça ! Non en fait c’est bien atroce.
@ C’est un groupe très engagé politiquement.
Asian Dub?
@ Oui.
L : Mais c’est bien là. La voix du mec est mieux, moins cockney que sur les précédents albums.
@ Tu écris dans Charlie Hebdo, est-ce que tu penses que la musique et la politique font bon ménage ?
L : Non. Quand j’écoute les disques que je reçois à Charlie, ce sont des groupes engagés où les textes seulement sont travaillés. Ils oublient que la musique aussi doit être intéressante.
Il n’y a pas besoin de textes pour qu’une musique soit politique. Lcd Soundsystem sont politiques parce qu’ils font danser à New-York, alors que c’est interdit. C’est déjà de l’action. Une musique qui te lave complètement, te laissant réfléchir à autre chose est politique. Il n’y a pas besoin de faire des rédactions de 3ème pour dire que Sarkozy est méchant.
@ Comment es-tu passé de la politique à la musique ?
L : C’était au moment où j’ai recommencé à faire des fanzines, et à les distribuer dans des manifs, après les élections du 21 Avril, Le Pen, etc…C’étaient surtout des fanzines « contre » quelque chose. Puis j’ai eu envie d’exprimer des pensées plus positives. Et la musique, c'est positif.
@ Il y a aussi des musiques qui disent non…
L : Oui, les Dead Kennedy’s savent très bien le faire par exemple, de manière assez drôle. Le problème de la chanson engagée, c’est le côté « donneurs de leçons » très casse couille.

Francoiz Breut
« La boîte de nuit »
Extrait de l’album Une Saison Volée
La discrète française s’est faite découverte grâce aux chansons de Dominique A avant de s’émanciper en solo avec ses chansons mélancoliques.
L : Ça ressemble à du Francoiz Breut qui chante bien.
@ C’est Francoiz qui chante bien.
L : C’est Dominique A qui doit avoir les boules.
Sur ce morceau, elle dit : « ne cherche pas ailleurs, sur je ne sais quel dancefloor, je suis toutes les femmes, sors de la boîte de nuit ».
L : Toutes les filles ! Il ne faut pas abuser non plus, elle va où en boîte ? Dans quelle ville ?
J’ai du rater un chapitre, elle doit s’être métamorphosée en Björk …
@ Est ce que quelques fois tu en as marre du dancefloor ?
Pour l’instant je n’ai pas eu de grosse déception. De toute façon dès le départ, je sais qu’il s’agit d’un milieu artificiel. J’y vais pour faire le con, et aussi un peu d’ethnologie.
@ Dans tes BD tu critiques beaucoup les pass presse, les sweats à capuche, le carré VIP…
Ce qui me fait peur c’est que ces petites obsessions prennent le pas sur la musique. Comme cette manie des badges : plus personne ne veut payer sa place. Je voudrais dire au lecteur de Trax qu’être en backstage n’est pas si mortel ! Ça vaut le coup pour les boissons gratuites, mais comme l’industrie va mal, il va y en avoir de moins en moins. (Il pousse un râle de désespoir). Ça ça va être vraiment dur !

New Order
Fast synth”
Extrait de Waiting For the Sirens’ Call
Les Fab Four mancuniens font leur comeback avec un nouvel album de « retour aux sources ». Ressortez les baggys et le sifflet fluo !
L : Waouh, Give it up (il lève les bras). Pet Shop Boys? New Order? J’imagine très bien Basterra (le rédacteur en chef du magazine Magic) se secouer la gomina dessus.
@ Quels ont été tes meilleurs souvenirs en club ?
L : La fois où je me suis fait secouer la bite par une des cheftaines du Pulp, parce que je n’arrivais pas à pisser depuis une demi-heure. Elle m’a balancé : « allez, allez mon petit père, on y va ! ».
@ C’est ton meilleur souvenir de soirée ?
L : Ah non ! J’ai un souvenir énorme d’une soirée en Hongrie, au Cinetrip, dans les bains chauds. Il y avait trois pistes de danse avec des DJ’s drum’n’bass partout, et des piscines couvertes. Dans le bain chaud lounge, une danseuse du ventre, genre Natasha Atlas, s’agitait avec un sabre sur la tête et le sabre ne bougeait pas. C’était incroyable ! Dans le genre énorme, il y a eu la soirée Trax au Queen avec les Chemical Brothers, où j’ai fait Jésus, en grimpant sur des filets et assommé trois personnes en descendant. C’est là que j’ai rencontré ma chérie.
@ C’est grâce à Trax que tu as rencontré ta copine ?
L : (rires) Oui, vous serez témoins à mon mariage ?

Claudiquant Sur Le Dancefloor (Hoëbeke)
Sortie : le 15/04/2005 

PS : Une playlist faite par Luz plus tard pour Arte


vendredi 27 février 2015

Hit girls

Après le jean neige et les boy’s bands, ce sont une autre spécialité des 90’s, les héroïnes du rock alternatif, qui reviennent. Shopping culturel.

- Lire la biographie de Kim Gordon, la bassiste de Sonic Youth et égérie mode (Surface To Air et Marc Jacobs lui vouent un culte), intitulée bravement « Girl In A Band » : http://www.amazon.fr/Girl-Band-Memoir-Kim-Gordon/dp/0062295896

- Ecouter l’album de Sleater Kinney, trio punk génial et enragé qui n’a pas pris une ride, No Cities To Love : https://itunes.apple.com/us/album/no-cities-to-love/id927171224


- En apprendre plus sur la rupture de Björk avec Matthew Barney, en écoutant son nouveau disque, Vulnicura, et booker des billets pour l’expo qui lui est dédiée au Moma en mars. https://www.facebook.com/bjork http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/1501

- Regarder Courtney Love, la reine du grunge et du scandale dans ses apparitions au sein des séries Empire et Sons Of Anarchy. http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=17208.html

-  Attendre le nouvel album de l’écorchée (mais toujours habitée) Pj Harvey enregistré en direct au Somerset House, en Angleterre. http://www.somersethouse.org.uk/visual-arts/pj-harvey-recording-in-progress


- Prendre des forces en allant assister au retour de L7, le groupe de riot girls phare des 90’s, lors de leur tournée 2015. Les dates sont ici : https://www.facebook.com/pages/L7-Official/190276091026597

samedi 21 février 2015

Des rollers et des femmes









Anna Karina - Roller Girl Beyoncé dans Blow
Brigitte dans J'sais pas
Olivia NewTon John - Xanadu

Mariah Carey - Fantasy
Faith Evans - Love Like This

Kelis - Good Stuff







vendredi 2 janvier 2015

Mauvais esprit / souhait pour 2015 : ne m'invitez plus à vos cagnottes virtuelles, vous êtes sympas


« L'important c'est de participer. » Tu parles...celui qui a déclamé cette sentence censée être rassurante n'a jamais vécu à l'air des cagnottes en ligne. Ne pas vous fier à leurs noms mignons (tout sucre/tout miel/tout capitaliste), leur abus pourrait vous mettre sur la paille en moins de temps qu'il n'en faut à Zemmour pour sortir une nouvelle connerie. Leetchi, Lepotcommun, Colleo, Ruedescadeaux...ça a l'air sympa, sauf qu'à peu près trois fois par semaine on reçoit des invitations pour participer à l'une d'entre elles ; Le principe, donner de l'argent en ligne pour une collecte concernant une noble cause : anniversaire, voyage à Vegas, sac Saint Laurent, mariage, baby shower...Au départ l'idée semble bonne, ça évite au leader qui a pris en main "la mission" cadeau d'avancer l'argent et de se retrouver à courir après les mauvais payeurs pour ne jamais être remboursé au final. Sauf que la chose dégénère vite. D'abord, si on est invité à une cagnotte pour payer l'enterrement de vie de jeune fille de son amie de lycée avec qui on regarde tout « Spoils Of Babylone » en pyjama, on dit ok, ça se défend. Sauf que dans la réalité, on reçoit le lien vers une cagnotte via messagerie Facebook de Pierre dont on a 32 amis communs pour offrir un cadeau de naissance à l'enfant de Marie avec qui on a 11 amis communs (qui n'est même pas amie Facebook). Et attention, il ne s'agit jamais d'acheter un livre à 45 euros, ah ça non. C'est un trench Burberry, un livre sur Peau d'Ane à 150 euros, un pull Acne, une montre Cartier, une veste Olympia Le Tan ou un sac Carven. Des choses qu'on aimerait bien avoir pour nous, si seulement on pouvait mettre un peu de côté sans ses satanées Cagnottes. Deuxième problème de fond : il faut donner combien ? Celui qui l'aime le plus peut le plus, c'est comme à l'école, quand ta meilleure amie te demander qui était sa meilleure amie, elle ou Elsa, et que tu devais répondre « toi ». Car si Julie a mis 400 euros pour le voyage de noces et qu'on comptait mettre 20, on passe vraiment pour une bitch. Ok on peut cacher le montant, mais dans ce cas-là, c'est limite pire. Alors qu'on a donné 40, Mat qui nous a jamais vraiment aimé va penser qu'on a donné à tout casser 10 euros. Et s'il existe une cagnotte et qu'on décide de faire un cadeau de notre côté, on passera pour la pire des connasses. Et puis où est passé le côté romantique d'aller chercher un cadeau dans la vraie vie, quitte à se planter, et même s'il coûte deux euros. La fourberie de la cagnotte, cette nouvelle pression sociale, ne devrait pas dépasser 2014.

jeudi 4 décembre 2014

R.I.P Gravenhurst

J'avais rencontré le bonhomme (fort sympathique) pour Trax en 2005. A l'époque sa dernière réponse parlait de ses funérailles. Triste.


Gravenhurst

Feu Follet

Avec ses petites lunettes à la Morrissey, sa mèche sage et sa chemisette en madras, Nick Talbot, alias Gravenhurst, a tout de l’ado british complexé après avoir abusé de My Bloody Valentine (le groupe, pas la boisson !). Mais (ouf !) Nick préfère passer la nuit avec une fille qu’avec un bon disque. Sous la glace, le feu ?

Gravenhurst vit à Bristol mais n’aime ni le foot, ni Massive Attack, ni la bière. Les faveurs de ce songwriter exigeant vont plutôt à Joy Division, aux films d’horreur 70’s et aux drogues à base de plantes, ce qui explique la folie douce qui plane sur son troisième album, Fires In Distant Buildings. Loin des débuts folk du jeune étalon de Warp, ce disque de post-rock noir, souvent bruitiste, souffle sur les braises d’une pop psyché aux accents chamaniques. Parfait pour survivre aux premiers frimas de l’automne.

Un disque pour te réveiller ?
Quelque chose d’aliénant et d’inhumain comme du hardcore. Il faut au moins ça pour affronter une nouvelle journée. (rires)

Un disque pour te coucher?
Je préfère m’endormir avec une fille qu’avec un disque.

Un disque en voiture ?
Je n’ai pas le permis, mais si je l’avais, je conduirais très vite, alors je choisirais un des premiers albums de Stereolab, assez speed.

Un disque à chanter sous la douche ?
Le Greatest Hits de Neil Diamond.

Un disque à écouter quand tu blogues ? (sur www.gravenhurst.blogspot.com)
Aucun, j’ai besoin de silence pour pouvoir me concentrer et ne pas écrire n’importe quoi.

Un disque à passer à un enfant ?
Pas n’importe lequel, il faut bien choisir car un enfant est facilement corruptible. Bee Thousand de Guided By Voices, ça pourrait l’amuser.

Un disque pour faire la fête ?
Comme mes fêtes sont toujours minables, un disque pas très gai comme Violator de Depeche Mode.

Un disque à passer en soirée ?
Une compilation incongrue qui enchaînerait les Pet Shop Boys, Kate Bush et Slowdive. Tu imagines ? (Non, ndr)

Un disque pour faire l’amour ?
Le EP You Made me realise de My Bloody Valentine. Les six morceaux ont des titres à connotation sexuelle : « Cigarette in Your Bed », « Feed Me With Your Kiss »…Et c’est une musique à la fois lente et violente, sensuelle et intense. Un peu à l’image de ce que l’acte sexuel devrait toujours être, non ? (On sent qu’il a bossé la question, on ne le contredit pas, ndr).

Un disque pour tes funérailles ?
La chanson “Happy Talk” de Captain Sensible (le groupe du co-fondateur des punks The Damned, Raymond Burns, ndr). La mort c’est suffisamment triste comme ça, on ne va pas en plus y ajouter un disque flippant.

Fires In Distant Buildings (Warp/Pias)


mardi 25 novembre 2014